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Parent speed ou non, je pense pouvoir affirmer que tous les parents, à un moment donné, se retrouvent démunis face à des questions « pièges », voire existentielles, posées par son enfant. Et d’ailleurs, si vous vous sentez démuni(e) face au comportement ou aux questions de votre enfant et que vous souhaitez échanger sur vos problématiques parentales, prenez RDV pour une séance de découverte en coaching parental. D’une durée de 30 min en visio, elle est offerte et sans engagement :


Définition des questions pièges des enfants

Une question piège n’a pas de définition claire et précise, si ce n’est qu’elle est posée sans préavis, qu’elle inspire un sentiment de gêne, voire de panique totale pour le parent, qui est attendu sur une réponse. Et forcément, elle tombe à un moment où on s’y attendait le moins. Par exemple, dans la salle d’attente (silencieuse) du dentiste, ou au moment où on s’engage sur une voie d’accélération sur l’autoroute ;-).

Questions d’enfant « classiques »

Parmi les questions pièges, il y a les questions d’enfant « classiques » liées à la sexualité, qui prennent une forme plus ou moins directe, avec une échappatoire plus ou moins facile. Mais en général, ces questions provoquent un sentiment de nervosité propre à chaque parent et à sa perception de la sexualité en général. Par exemple, on retrouve dans cette catégorie les grandes classiques : « comment on fait les bébés ? » ; « Est-ce que ça fait mal quand le papa donne sa graine à la maman ? ». Ou alors, un peu plus compliqué: « Monter au septième ciel c’est pareil que monter au ciel ? ».

Puis, les questions d’enfant d’ordre politique « maman, t’es pour ou contre les gilets jaunes ? » ; « t’as voté pour qui comme président ? » ; « pourquoi il y a la guerre dans le monde? ».

Questions d’enfant « de connaissance »

Et puis bien sûr, n’oublions pas les questions de connaissance qui sollicitent notre mémoire, notre culture, notre intelligence et menacent parfois notre ego de sachant. Par exemple : « comment se construit un arc-en-ciel? », « combien y a-t-il de satellites autour de Jupiter ?», « pourquoi on dit que les arbres fabriquent du bon air pour les humains ? », «  il est né en quelle année Louis XIV? ». Comme si, l’année de naissance de Louis XIV était quelque chose dont tous les adultes se souviennent forcément ! Oui bien sûr… Nous avons tous suivi avec GRANDE attention nos cours d’histoire de France quand on était au collège… Et non voyons, on n’a jamais été collé pour bavardage pendant les cours ! 😉


Demandez à Google, il saura vous répondre…

écran google questions existentielles

Des questions d’enfant avec des véritables réponses

Ceci étant dit, pour toutes ces questions, il existe finalement de véritables réponses. Celles-ci sont parfois difficiles à expliquer, à trouver, à partager, et on a parfois (souvent ?) une envie incontrôlable de fuir… Mais, lorsque l’on a déjà utilisé l’échappatoire classique du type « demande plutôt à ton père » ou « attends, là je suis concentrée sur la route, je te propose d’en reparler un jour (sous-entendu dans 100 ans) », on se dit que c’est aussi notre rôle de parent d’expliquer ces choses. Avec des mots simples, sans trop les charger d’émotions, en essayant d’être le plus pédagogue possible.

S’appuyer sur les experts

En effet, en tant que super héros de son enfant, on essaie de partager son « savoir » en toute transparence, et sans émotion vive. Sans une attitude trop engageante qui pourrait induire des croyances limitantes par la suite. Et surtout… on fait comme les autres, on se jette sur Google pour faire une recherche par mot-clé ! Ou alors, on fonce discrètement à la librairie acheter un bouquin qui parle du corps humain, avec un contenu adapté aux enfants. Ben oui, finalement, des spécialistes de la petite enfance ont déjà travaillé très dur pour écrire des livres, des articles, réaliser des illustrations. Soyons solidaires, respectons leur travail de professionnels !!

Faire appel à Jamie de « c’est pas sorcier », c’est aussi une méthode efficace, qui a fait ses preuves depuis des siècles (au moins !). Et on y trouve des explications claires, qui conviennent parfaitement à nos enfants. Et tout le monde apprend aussi au passage, c’est donc parfait ! D’ailleurs, depuis quand Pluton n’est plus une planète ?? Où va donc le monde ?

Et surtout, s’aider du savoir des experts, ça évite de bafouiller, de faire des gaffes ou d’utiliser les mauvaises métaphores. Ou bien de s’embrouiller et de rougir en finissant sa réponse incompréhensible et confuse par un « et bien sûr, si tu as d’autres questions, surtout n’hésite pas ». Bref !


Les questions pièges existentielles

repondre a une question existentielle

Finalement, les VRAIES questions « pièges », ce sont les questions de philosophie, surtout les questions existentielles, métaphysiques. Ces questions, qui sont universelles et que tout le monde se pose, mais qui n’ont pas de vérité commune. Ces interrogations dont toutes les réponses possibles sont contestables, et parfois même contradictoires. La question existentielle, c’est celle que Canaille, du haut de ses 5 ans, qui nous a posé un jour: « maman, papa, vous avez des parents, et ils ont des parents, et eux aussi avaient des parents. Mais le premier homme sur terre, il n’avait pas de parents ? ».

Là, on prend 5 secondes pour se remettre du choc « mais il n’a que 5 aaans !! ». Puis on se reprend vite « euh, il attend une réponse, là ! ». Et enfin, on prend une décision : en tant que sachant, parfois on avoue qu’on ne sait pas ! Et là, on se sent déçu de ne pas être à la hauteur de cette image de super-héros-qui-sait-tout-sur-tout. Ou alors on se lance dans une pseudo explication confuse, qui, par nature nous le savons, ne peut pas être pas LA vérité. Un vrai challenge de parents ces questions existentielles, non ?


Mon astuce pour répondre aux questions existentielles

Et bien, je partage avec vous mon conseil pour interagir avec mes enfants autour de ces questions : je change simplement d’angle et passe de la position de sachant à la position de coach de pensée.

En étant qu’animateur de la discussion, on choisit d’adopter une « posture neutre ». C’est celle que j’ai apprise en suivant la formation pour animer des ateliers de philosophie pour enfants et adolescents, de la formidable association SEVE. L’objectif n’est plus de donner des réponses aux questions de philosophie, mais plutôt de faire vivre le dialogue. Cette posture neutre lors de ces échanges permet de développer la pensée de son enfant, sa réflexion et son discernement. On réalise aussi qu’ils ont déjà des préjugés, des croyances limitantes, que l’on peut remettre en question. La méthode idéale c’est tout simplement la reformulation ou bien rebondir en posant d’autres questions, mais sans donner directement son avis.


Exemple de mise en pratique

Mon test de pratique, en live avec Canaille: Moi : «  C’est quoi un rêve?  ». Réponse de mon fiston : «  c’est une chose que tu veux vraiment, mais qui est impossible à avoir ». Ouahhh la claque !!! Je n’imaginais pas que mon fils ne pensait pas pouvoir réaliser ses rêves. Du coup, ma reformulation a été : « si j’ai bien compris, un rêve ne peut pas être réalisé ? ». Et nous avons continué pendant quelques minutes cet échange très instructif et enrichissant. Essayez ! c’est un moment fabuleux d’échange. Quelle belle opportunité d’accompagner son enfant sur le chemin du développement de ses pensées, ne trouvez-vous pas ? D’ailleurs j’ai écrit un autre article à ce sujet (cliquez ici). Pour vous aider à démarrer une discussion de philo (sans être un pro de la philo, hein !), vous pouvez vous appuyer sur des citations et demander à votre enfant de les interpréter, puis de partager son avis sur la pensée partagée. Je vous invite à lire mes articles sur les citations sur le bonheur, ainsi que mon top de 30 citations sur les enfants qui font réfléchir.

outil gratuit guide philo avec son enfant

E-book offert !

Et nul besoin d’être un pro de la philo pour discuter de questions existentielles avec votre enfant ! Pour approfondir vos discussions avec votre enfant, je vous offre également mon e-book « Guide pour philosopher avec son enfant, sans être un pro de la philo…« . Cliquez sur ce bouton ci-dessous pour le recevoir par email !

En tant qu’animatrice d’ateliers de philo avec les enfants et les ados, j’organise régulièrement des rencontres/ateliers de groupe d’enfants (la plupart du temps en visio). Si vous souhaitez inscrire votre enfant pour un atelier d’essai, c’est ici !

Et vous, quelles sont les questions existentielles posées par vos enfants et comment y avez-vous répondu ? Je serai bien curieuse de le savoir… Dites-moi tout en commentaires !

Votre 1ère séance de coaching parental OFFERTE

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