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Vous trouvez que votre enfant a des comportements égocentriques, égoïstes, et vous aimeriez bien comprendre comment se développe l’empathie cognitive, et comment l’aider à davantage prendre en considération les émotions des autres avant d’agir ? Voilà une thématique souvent abordée par les parents que j’accompagne en coaching parental. Et d’ailleurs, si vous souhaitez échanger avec moi sur cette question ou autres problématiques parentales, prenez RDV pour une séance de découverte en coaching parental. D’une durée de 30 min en visio, elle est offerte et sans engagement :


Dans cet article, je partage avec vous les 3 conditions nécessaires au développement de l’empathie cognitive, en faisant une distinction précise entre empathie et sympathie, qui sont souvent confondues. Tout d’abord, clarifions ici la différence fondamentale entre empathie et sympathie.


Empathie versus sympathie : comment les distinguer ?

ainee de la famille

Définition de la sympathie

La sympathie, c’est une contagion des émotions. Elle implique d’éprouver les mêmes émotions que l’autre. Comme, par exemple, dans les situations de fou-rire, lorsque l’on voit une personne rire aux éclats, et que ça nous fait rire aussi, même sans savoir pourquoi !

La sympathie, va nous permettre de créer des liens affectifs, de partager ses émotions, d’établir des solidarités. Elle est innée et véhiculée par les neurones miroirs de notre cerveau. Et d’ailleurs, lorsque l’on est témoin d’une émotion chez autrui, les mêmes zones s’activent dans notre cerveau. Par exemple, si on voit quelqu’un se faire mal, notre centre de la douleur va s’activer, sans que l’on se soit fait mal soi-même. Certaines personnes appellent la sympathie : l’empathie émotionnelle ou l’empathie affective. Ce qui ajoute à la confusion entre ces termes… 🙂

Définition de l’empathie cognitive

L’empathie est une fonction cognitive, qui fait appel à notre raisonnement. L’empathie est la capacité à percevoir, reconnaître, comprendre l’état émotionnel de l’autre, tout en adoptant son point de vue mais sans contagion de son émotion. Et cette dernière partie est essentielle, car elle permet de la distinguer de la sympathie. 

L’empathie (cognitive) va permettre de comprendre les autres et, du coup, de nuancer, d’adapter son point de vue en y intégrant celui des autres. Et, l’empathie permet de construire quelque chose : un dialogue, une action, tout en considérant les émotions de l’autre. C’est donc l’empathie cognitive qui nous rend tolérants, bienveillants et qui déclenche une action.

Mise en situation pratique : être empathique, être sympathique

Imaginez la scène suivante : votre enfant voit un autre enfant, seul et très triste dans un magasin, sans ses parents.

S’il adopte un comportement sympathique, il va également ressentir la tristesse en s’imaginant lui-même perdre ses parents, il va peut-être se rapprocher de l’enfant perdu… et pleurer avec lui !

S’il adopte un comportement empathique, il va comprendre la détresse de cet enfant, qui semble avoir perdu ses parents, et, sans se laisser envahir lui-même par cette émotion, pourrait s’approcher et demander à l’enfant « tu as l’air triste, tu as perdu tes parents ? ». Dans cette scène, seule l’approche empathique pourra aboutir sur une action de résolution du problème (c’est-à-dire retrouver les parents de l’enfant perdu).


Comment se développe l’empathie cognitive chez un enfant ?

ainee de la famille frere et soeur

Condition 1. Savoir identifier les émotions

La 1ière condition, c’est de pouvoir identifier les émotions chez soi mais aussi chez l’autre, c’est-à-dire de comprendre que là, ce que l’autre personne est en train d’exprimer avec son corps, avec les expressions de son visage, avec son langage, c’est ÇA le reflet de son émotion, et du coup, je peux l’identifier et la reconnaitre.

C’est une compétence qui va se développer progressivement avec l’âge. Mais on sait que, même tous petits, les bébés sont capables de réagir face aux pleurs d’un autre bébé. De la naissance à 12 mois environ, un bébé qui entend un autre bébé pleurer va réagir en miroir en pleurant également. Il est déjà capable d’identifier une émotion de détresse chez autrui et d’y réagir.

A partir de douze mois jusqu’à 4-5 ans environ, les enfants peuvent identifier les situations de détresse de plus en plus finement, et au fur et à mesure, ils vont tenter d’agir pour réduire cette détresse, mais à cet âge-là, ils gardent un point de vue égocentrique. Par exemple, si un enfant de 2 ans voit un autre camarade qui pleure, il va comprendre la tristesse de l’autre. Et dans le but de la réduire, il pourrait aller chercher sa propre maman, car c’est ce dont, LUI, aurait besoin à sa place. Forcément, c’est encore peu efficace pour venir en aide à son camarade.

Condition 2. Réussir à se mettre à la place de l’autre

Donc, il existe une deuxième condition pour développer l’empathie, c’est de réussir à se mettre à la place de l’autre, en utilisant ce qu’on appelle la théorie de l’esprit, qui est la capacité d’attribuer à autrui des intentions, des croyances, des désirs ou des représentations mentales. Et cette capacité cognitive commence son développement qu’à partir de 4-5 ans.

Mais, il faudra attendre 6-7 ans pour que l’enfant puisse vraiment intégrer que, ce l’autre ressent est différent de ce que lui, il ressent. Donc si on reprend la scène d’un enfant témoin d’un camarade triste. L’enfant va réussir à identifier la tristesse chez l’autre, comprendre que pour être consolé, lui aurait besoin de sa maman, ET en se mettant à la place de son camarade, il comprend qu’il doit aller chercher SA maman à lui, pour lui venir en aide.

Condition 3. Ne pas être contaminé par les émotions de l’autre

Et enfin, la troisième condition c’est le fait de ne pas se laisser contaminer par les émotions des autres, car nous sommes tous des individus différents. A partir de 10, 12 ans, les jeunes enfants vont être capables d’être empathiques vis-à-vis des choses projetées dans leur mental, pour lesquelles ils ne sont pas des témoins immédiats et directs, comme la faim dans le monde, l’horreur de la guerre dans certains pays, la condition des personnes sans domicile fixe, etc. C’est aussi à partir de cet âge-là qu’ils vont développer une conscience morale.


Comment accompagner son enfant à développer son empathie cognitive ?

Vous pouvez accompagner vos enfants à muscler cette capacité cognitive en pratiquant des petits exercices, en fonction de leurs âges. Par exemple, vous pouvez les interroger sur le déchiffrage les émotions sur des images, sur les expressions d’autres enfants. Ou bien leur proposer d’imaginer le point de vue de l’autre dans une situation donnée, et aussi, jouer à « faire semblant » pour leur permettre de se mettre à la place des autres.

Atelier ludique parent-enfant : Identifier ses émotions

Pour vous accompagner dans cette démarche, j’ai créé un nouvel atelier ludique parent-enfant « Identifier ses émotions ». Cet atelier est disponible sous forme de livret A4 (20 pages), et contient 5 rituels de jeu et de communication, ainsi qu’une activité créative (plein de bricolages à faire autour de la thématique). 9 vidéos explicatives vous accompagnement également tout au long de l’atelier.

Dans cet atelier sur les émotions, à réaliser en toute autonomie en duo, vous aiderez votre enfant à reconnaître une émotion primaire, à partir d’un visage expressif, d’une description. Mais également à imaginer le ressenti de l’autre, fabriquer un outil de mesure de son émotion et un jeu de mémory. Pour en savoir plus, cliquez sur le bouton ci-dessous !

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