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Vous êtes parent d’un pré-ado ou d’un ado, qui utilise les réseaux sociaux, et bien regardez-cette vidéo, ou lisez cet article jusqu’au bout, car je vais vous parler de cyberharcèlement et vous donner 5 clés pour lutter contre ce phénomène. Comment lutter contre le cyberharcèlement est une question qui est posée par de nombreux parents que j’accompagne en coaching parental. Si vous souhaitez discuter de cette question avec moi et échanger sur vos problématiques parentales, prenez RDV pour une séance de découverte en coaching parental. D’une durée de 30 min en visio, elle est offerte et sans engagement :

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Le cyberharcèlement : définition

Alors c’est quoi le cyberharcèlement ? Tout d’abord commençons par définir le harcèlement, et comprendre l’ampleur du fléau auprès de nos jeunes. Le harcèlement c’est une violence intentionnelle, répétée et progressive, qui peut être physique, morale ou verbale ou à caractère sexuel, perpétuée par une ou plusieurs personnes envers une ou plusieurs victimes.

Le cyberharcèlement se caractérise par des agressions, insultes, moqueries, menaces ou rumeurs, mais aussi par la publication non consentie de photographies, le piratage de comptes ou l’usurpation de l’identité numérique de la victime. Il se distingue du harcèlement par son côté immédiat, anonyme, en général avec une ampleur plus importante car il se propage très rapidement. Et il laisse des traces sur les réseaux numériques qui peuvent continuer à impacter les victimes, même longtemps après l’arrêt des actes de cyberviolence.

Le cyberharcèlement touche plus de la moitié des 11-20 ans

cyberharcélement

C’est un véritable fléau ! Plus de la moitié (56%) des 11-20 ans* affirment avoir été victimes de cyberviolence. Et sachez que les 13-15 ans sont les plus touchés par le cyberharcèlement. Les attaques portent le plus souvent sur l’origine, la religion, la tenue vestimentaire ou encore l’apparence physique.

Même si 46% des problèmes rencontrés en ligne le sont avec des inconnus**, le cyberharcèlement, a souvent lieu entre élèves d’un même établissement scolaire. Ce qui prolonge le harcèlement scolaire « en face à face », même en dehors de l’école.

Comment lutter contre le cyberharcèlement ?

1. Sensibiliser les plus jeunes aux risques :

ateliers de groupe enfants

Expliquer ce qu’est le cyberharcèlement, la cyberviolence. Et puis, selon moi, il est essentiel de rappeler aux enfants que c’est n’est pas parce que la cyberviolence est courante qu’elle doit être acceptée, banalisée. Les enfants doivent également comprendre que les échanges virtuels ont le même impact que les échanges « publics », que personne n’est réellement « anonyme » sur Internet. Il y a une vraie personne derrière chaque compte et derrière chaque message.

Et bien sûr, l’idéal est de travailler dès le plus jeune âge leur capacité d’empathie, leur capacité à se mettre à la place des autres.

Et une des clés est de participer, individuellement mais aussi collectivement, à développer l’empathie des enfants. En tant qu’ambassadrice Internet Sans Crainte, c’est une des missions clés à laquelle je suis moi-même engagée lors de l’animation des ateliers de sensibilisation.

2. Renforcer l’estime de soi des enfants :

 

gratitude esprit critique

Il me semble qu’une des meilleures armes contre le harcèlement, c’est aussi d’aider les enfants à avoir confiance dans leurs ressources et leurs potentiels intérieurs, et d’être fiers de leurs différences. Un enfant confiant aura davantage de facilité à exprimer un désaccord ou résoudre un conflit de manière non violente. Il aura aussi davantage d’assertivité pour dire stop à un acte de violence avant l’amplification ou la répétition du phénomène.

3. Mettre en place une communication de prévention auprès des ado/pré-ados

cyberharcèlement

Mon conseil : miser sur la prévention sur l’utilisation des réseaux sociaux, plutôt que sur l’interdiction.

Partager des recommandations d’utilisation 

On réfléchit à ce qu’on partage car tout partage laisse une trace numérique. Vous pouvez prendre l’exemple d’un adulte de 30 ans, qui recherche un emploi. Les potentiels employeurs pourraient tout à fait trouver, sur Internet, une vidéo, une photo ou/et des messages, publiés il y a 10 ans, et qui leur donneraient une image déformée du candidat. Et puis, on ne partage jamais ses mots de passe, ni des informations sensibles qui révèlent directement son identité, comme son adresse, etc. Et enfin, on met ses comptes en « privé » c’est-à-dire que seuls ses « amis » y ont accès, et on choisit bien les amis qu’on accepte.

Fixer des règles en famille sur l’utilisation des écrans/réseaux/Internet

Fixer des règles en famille sur l’utilisation des écrans est une bonne opportunité pour en parler, et formaliser leurs conditions d’utilisation. Par exemple, vous pouvez décider de définir des moments « sans écran », etc. Sachez aussi que les réseaux sociaux sont interdits au moins de 13 ans ! Et pourtant…63% d’entre eux ont au moins 1 compte sur 1 réseau**.

Informer vos pré-ados et ados sur le cadre légal

Le cyberharcèlement c’est un délit, puni par la loi. Et il y a des sanctions pénales et civiles. Si l’auteur est majeur, la peine maximale peut aller jusqu’à 3 ans de prison et 45 000 € d’amende. Si l’auteur est un mineur de plus de 13 ans, il risque jusqu’à 18 mois de prison et 7 500 € d’amende. Pour les moins de 13 ans, il y a des règles spécifiques qui s’appliquent mais sachez également que, dans tous les cas, ce sont les parents des harceleurs mineurs, qui seront responsables civilement. C’est-à-dire susceptibles de verser des dommages et intérêts.

4. Rester connecté à votre enfant et garder un œil ouvert et une oreille attentive :

papa et son fils se regardent

 

 Un dialogue quotidien

L’idéal c’est de conserver un vrai lien de dialogue au quotidien. « Comment ça va à l’école ? tu ne me parles plus de Thibaut, vous êtes fâchés ? il y a une bonne ambiance dans ta classe ? ». Donnez à votre enfant une opportunité de vous communiquer un éventuel mal-être. Vous pouvez même formaliser un temps où vous échangez ensemble, quotidiennement (comme un rituel du coucher, ou pendant les repas).

Oser aborder le sujet directement avec les enfants

La grande force du harceleur, c’est le secret. Si votre enfant n’aime pas trop parler de lui-même, utilisez une stratégie de diversion en les faisant parler hypothétiquement, ou bien de leurs copains (et non d’eux-mêmes).

Rester attentif à tout changement dans les comportements de votre enfant

Avez-vous noté des changements au niveau de son sommeil ? Son alimentation ? Son humeur ? Se plaint-il régulièrement de douleurs ? Sa vie sociale (amis, amours) a t’elle changé ?

 

5. Agir si votre enfant est victime de cyberharcèlement avéré :

cyberharcèlement

La première chose, c’est de rassurer : « Ce n’est pas de ta faute. Tu as bien fait de me le dire ». Et surtout « ça va s’arrêter. ». Et puis Proposer des solutions concrètes avec un plan d’action pour stopper les actes de cyberviolence. En fonction des cas :

  • Éloigner d’internet pour que votre enfant se sente en sécurité à la maison, et si besoin l’éloigner temporairement de l’établissement scolaire.
  • Si il y a une suspicion de harcèlement scolaire, vous pouvez prendre RDV avec le professeur principal ou le CPE, , etc. Normalement, il y a dans les écoles, collèges, lycées des protocoles pour agir contre le harcèlement.
  • Vous pouvez bien entendu, signaliser le contenu violent via les systèmes de signalement des réseaux sociaux.
  • Et pensez surtout à faire des copies d’écran (pour constituer des preuves).
  • Ensuite, dans tous les cas, vous pouvez consulter le centre d’appel 3018 (e-enfance) ou bien le 3020 pour être accompagné et conseillé. Par exemple, ils sont en mesure d’aider votre enfant en effaçant les contenus violents sur les réseaux sociaux de manière très rapide.
  • Et enfin, vous avez aussi la possibilité de porter plainte auprès de la police municipale pour lever les anonymats des pseudos.

 

Si votre enfant est victime de cyberharcèlement, surtout n’hésitez pas à lui proposer de se faire accompagner par un psychologue, ou un sophrologue, ou à contacter le 3018 (association e-enfance) afin de se libérer d’éventuelles blessures ou traumatismes, et l’aider à retrouver son estime de lui-même.

Et vous ? Avez-vous parlé de harcèlement avec vos enfants récemment ? Partagez votre expérience en commentaires !

Si vous souhaitez rejoindre mon groupe privé Facebook « Mes enfants face aux écrans », pour partager votre problématique, assister à des masterclasses au sujet de la parentalité numérique et recevoir des conseils d’experts et d’autres parents, c’est ici :

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Sources : *Étude Caisse d’épargne, e-Enfance, 2021 / ** Étude Génération numérique, 2021

Pour aller plus loin au sujet du cyberharcèlement :

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Coach parentale certifiée, formée en psychologie positive et en épuisement parental, j’accompagne les parents speed & imparfaits à se reconnecter à  leur(s) enfant(s) et retrouver le bonheur d’être parent 🙂. Pour en savoir plus sur mon parcours, cliquez ici.

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