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Comment comprendre les comportements sociaux de nos enfants à travers les styles d’attachement créés durant l’enfance ? Dans un précédent article sur la théorie de l’attachement de John Bowlby, je vous ai expliqué la manière dont l’attachement se met en place, notamment durant la première année de vie.
L’attachement et la séparation sont des problématiques partagées par de nombreux parents que j’accompagne en coaching parental. Si vous y faites face et que vous souhaitez échanger à ce sujet avec moi, n’hésitez pas à prendre un RDV pour une séance de découverte en coaching parental.
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Suite aux travaux de John Bowlby, Mary Ainsworth, qui est une psychologue du développement canadienne, a mis en lumière que cette théorie de l’attachement pouvait, en fonction du vécu et des expériences de l’enfant, se traduire en 3 styles d’attachement distincts, qui vont impacter, même à l’âge adulte, la manière dont un individu interagit avec les autres tout au long de sa vie. C’est ce dont je vous parle dans cet article ! Mais avant d’explorer brièvement les styles d’attachement, parlons de l’expérience qui a permis à Mary Ainsworth de les définir.

L’expérience « la Situation Étrange » pour définir les styles d’attachement

style d'attachement

La « Situation Étrange » de Mary Ainsworth

Cette expérience date des années 70. Elle a pour objectif de mesurer la qualité d’attachement entre un jeune enfant de 9 à 18 mois et sa maman. L’expérience complète comporte 8 étapes différentes et dure 21 minutes. En résumé, on installe un enfant et sa maman dans une pièce inconnue avec quelques jouets. Puis, on confronte l’enfant à divers scenarios de séparation courte avec sa maman. Dans certains scenarios, on introduit même un inconnu dans la pièce.

Les 4 critères d’observation pour étudier l’attachement

Et l’enfant va être observé sous 4 angles : son exploration de la pièce, sa réaction face à l’inconnu, mais également sa réaction lors de la séparation avec sa maman, et enfin sa réaction lors des retrouvailles avec sa maman. On regarde, par exemple, si l’enfant va vers sa maman. S’il lui réclame ou non des gestes de réassurance. S’il réussit ou non à se calmer et se rassurer grâce à sa présence, etc.

 

Les 3 styles d’attachement décryptés

L’attachement sécure

style d'attachement secure

Le premier style d’attachement, et le plus courant (67% des enfants), c’est l’attachement sécure. Les enfants pleurent lors de la séparation. Puis, ils demandent des gestes de réassurance lors des retrouvailles, se calment rapidement et retournent jouer. Les enfants avec ce style d’attachement se sentent libres d’explorer le monde, vivre les séparations sans souffrance. A l’âge adulte, ils font facilement confiance. En général, ce sont des personnes bien dans leurs baskets, qui ont une bonne estime d’eux-mêmes et qui s’épanouissent dans les relations sociales, et amoureuses.

 

L’attachement insécure anxieux-évitant

style d'attachement insecure anxieux evitant

Le deuxième style d’attachement (21% des enfants), c’est l’attachement insécure anxieux-évitant. Lors de l’expérience situation étrange, un enfant avec ce style d’attachement ne pleure pas lorsque sa mère s’en va. Et il ne se rapproche pas non plus lorsqu’elle revient. Et ce comportement n’est pas un signe d’autonomie. C’est, en fait, un signe de renoncement. L’enfant minimise ses signaux de détresse et d’attachement. En fait, l’enfant renonce à montrer son attachement car, il n’a pas forcément reçu jusqu’à présent, de réponse rapide, adaptée et régulière à ses besoins. Et donc, il n’a pas vraiment confiance dans la capacité de l’adulte à lui venir en aide.

A l’âge adulte, cette personne s’investit en général, moins émotionnellement dans leurs relations aux autres. C’est une personne au comportement plus méfiant, plus distant, qui ne montre pas facilement ses émotions aux autres.

L’attachement insécure ambivalent ou résistant

style d'attachement insecure ambivalent ou resistant

Parlons maintenant de l’attachement insécure ambivalent ou résistant (12% des enfants). Lors de la situation étrange, les enfants montrent des signes d’angoisse, même en présence de leurs mères. Ils n’explorent pas vraiment la pièce autour d’eux. Et lors de la séparation, ils démontrent des signaux de très grande détresse. Au moment de retrouver leurs mamans, ils paraissent en colère, se montrent parfois agressifs et mettent beaucoup de temps à se calmer. En fait, ils ont développé une forme d’hyperactivation de leur attachement avec des comportements qui peuvent être excessifs, accentués. Adultes, on retrouve chez ces personnes une certaine réticence à créer des liens, et davantage de peur de l’abandon.

 

Un quatrième style d’attachement défini tardivement

style d'attachement desorganise

Depuis cette première expérience de Mary Ainsworth, d’autres psychologues mettront en avant, des années plus tard, un quatrième style d’attachement. C’est « l’attachement désorganisé ». Il se distingue des autres par le manque de lien d’attachement. On le retrouve souvent dans un contexte où la figure d’attachement principale se comporte de manière négligente, violente, or lorsqu’elle est absente.

 

Impact du style d’attachement sur la vie d’adulte

Même si les recherches tendent à démontrer que le style d’attachement construit durant l’enfance impacte les comportements à l’âge adulte, il ne reste qu’UN facteur parmi tant d’autres, qui influencent les capacités des individus à nouer des relations avec les autres.

Et puis, le cerveau humain bénéfice d’une plasticité cérébrale incroyable, qui permet de constamment s’adapter et s’ajuster en fonction des expériences vécues. Et ce, tout au long de la vie.

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