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chaton qui voit un lion dans son reflet

Toute notre vie, nous sommes sans arrêt confrontés à de nouvelles épreuves, plus ou moins difficiles à surmonter. Ces épreuves peuvent parfois nous déstabiliser, nous faire douter. Parfois même, nous sommes percutés, sans préavis, et avec une telle force que nous finissons ventre à terre. Et même si nous ne pouvons pas choisir quelles émotions ressentir, nous restons maîtres de nos pensées et de nos réponses face à ces épreuves. Nous pouvons décider de voir, que derrière chacune de ces épreuves, réside une opportunité de grandir.

Et c’est aussi le cas pour nos enfants ! Chaque petit pas en avant, même s’ils trébuchent en le faisant, compte dans leur apprentissage de la vie. Chaque étape, chaque marche montée avec succès, mais aussi chaque déception ou échec, est une occasion de faire grandir en eux la confiance en soi et la résililence face à l’adversité.

Cette question me revient souvent : en tant que parent, comment aider mes enfants à construire leur confiance en eux ? Je vous livre le fruit de mes réflexions dans cet article.


La confiance en soi d’un enfant : comment contribuer à la faire grandir ?

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L’impact significatif du parent

Face à la construction de l’estime de soi, et bien, nous naissons tous égaux ! Et pourtant, l’estime de soi se construit de manière significativement différente, d’un enfant à l’autre. Certains enfants manquent cruellement de confiance en eux, quand d’autres ont un ego surdimensionné. Et très certainement, la manière dont les parents réagissent, non pas tant face aux réussites d’un enfant, mais plutôt face à ses échecs et ses faiblesses, va très fortement impacter sa confiance en lui. Cet impact est encore plus significatif les premières années de vie.

Bien sûr, quand on est un parent speed et imparfait, ce n’est pas toujours facile de mettre en place les outils et comportements constructifs ! Face à un échec, on peut perdre patience, considérer que l’enfant ne fait pas suffisamment attention ou n’est pas assez concentré. On est vite tenté de dire « mais c’est quand même pas compliqué la table de multiplication par 7 ! ». Notre rôle de parent est d’autant plus compliqué lorsque nous vivons nos premières experiences de parentalité. (voir mon article sur le rôle de l’ainé en cliquant ici).

Les 4 clés principales pour booster sa confiance en soi

La bonne nouvelle, c’est que finalement, pour construire l’estime de soi de nos enfants, il y a 4 clés principales. La première est de faire des compliments authentiques et justifiés lors de ses réussites. La deuxième, c’est de faire comprendre à son enfant l’utilité de l’échec et rassurer. Ensuite, en troisième clé, il s’agit d’identifier et de valoriser les opportunités offertes par chaque échec afin d’encourager son enfant à progresser. Et enfin, la dernière clé, essentielle, c’est d’être attentif et présent. Assez simplement, il s’agit d’écouter la parole de notre enfant, observer ses jeux, ses comportements et s’intéresser à ce qui genére chez lui une émotion forte.


Clé 1 de la confiance en soi : le complimenter pour ses réussites

gratitude esprit critique

Sincérité et authenticité

Didier Houzel est psychanalyste. Dans son livre Transmission psychique : Parents et Enfants, il nous dit que « L’enfant a besoin d’encouragements à condition qu’ils soient justifiés ». Bien sûr, complimenter son enfant, lors de ses réussites, contribue à construire sa confiance en lui, mais uniquement lorsque notre parole reste sincère et authentique. (J’ai également écrit un article sur l’art de complimenter, pour le lire cliquez ici).

Justification et crédibilité

Le plus compliqué, c’est de trouver un bon équilibre entre notre lien affectif subjectif qui nourrit notre envie d’encourager (« je suis fière de toi, t’es trop fort »), et notre rôle éducatif qui se doit d’être plus objectif en revêtant notre casquette de « coach de vie ». Avec un excés de compliments non justifiés, un enfant va surdimensionner son ego et se construire une vision du monde biaisée. Sans compter les impacts destructeurs sur sa vie sociale…! Non justifié, un compliment risque également de perdre en crédibilité et en intensité.

« Il faut les féliciter, certes, mais aussi leur apprendre à appréhender le monde. À l’apprécier et à le relativiser », nous dit Christophe André, dans son livre l’Estime de soi, s’aimer pour mieux vivre avec les autres. Et donc, attention à l’utilisation abusive de « Je suis fière de toi », ou bien « Bravo, tu as réussi, tu es le meilleur ».


Clé 2 de la confiance en soi : lui apprendre l’utilité de l’échec

Refuser d’ignorer ses faiblesses

Dans un contexte favorisant la psychologie positive, on pourrait être tenter de nier ses échecs, et éviter de parler de ses faiblesses à notre enfant. Mais cette attitude ne peut que renforcer ses doutes sur sa capacité à nous rendre fier et à être aimé pour son être tout entier… et non pas que pour ses réussites. Et puis surtout faire une erreur est donc utile, rater fait partie intégrante de l’apprentissage ! Il serait bien dommage de le priver de cette opportunité de grandir !

Apprendre de chaque échec

En effet, échouer fait grandir, enfin… si l’enfant apprend quelque chose de son échec/erreur, hein ! Un de mes mantras, c’est une phrase archi-connue de Nelson Mandela : « Je n’échoue jamais : soit je réussis, soit j’apprends« . Nelson avait tout compris ! Même s’il peut être très difficile de se détacher de l’émotion que représente un échec ou une erreur, du moins sur le moment, échouer est la meilleure ou même la seule véritable manière de progresser, de s’améliorer ! Apprenons donc aussi à parler de la valeur de l’échec !

Les « vertus » de l’échec

Charles Pépin, philosophe, dans son livre Les vertus de l’échec, nous dit que : « la sagesse de l’échec est bien plus forte que l’ivresse du succès« . En gros, ce que nous enseigne un échec a bien plus de valeur qu’un succès, qui ne nous apprend rien ! Car la réussite ne génére aucune question/interrogation. Charles Pépin nous parle des 4 principales « vertus de l’échec » dans la conférence (très intéressante !) ci-dessous. J’ai également repris ces 4 vertus dans la prochaine section.


Clé 3 de la confiance en soi : valoriser les opportunités offertes par l’échec

langage d amour services rendus

Les 4 opportunités offertes par l’échec

Un échec nous donne donc la possibilité de :

  1. Affiner ses choix et de bifurquer dans une autre direction.
  2. Révéler un désir inconscient (en réalisant un acte manqué) et en apprendre plus sur sa singularité, sur le sens de sa propre vie.
  3. Perséverer en utilisant sa capacité d’amélioration, d’apprentissage, en progressant.
  4. Rester humble : car avec une vie sans échec, on développe un ego surdimensionné !

Chaque échec significatif mérite réflexion

Un moment de pause, de réflexion et d’accueil de l’échec est essentiel pour en tirer profit. Le sentiment ressenti face à un échec nous donne des informations essentielles sur nos désirs profonds. On ne pose pas de questions sur nos succès, ce sont les échecs qui nous permettent de nous interroger. Tout l’enjeu est donc d’accompagner nos enfants à creuser l’échec, en posant les questions adéquates pour comprendre l’intensité de l’émotion ressentie, les raisons de cet échec, et sa signifaction.
Car dans le cas contraire, sans cette réflexion, échouer ne sert à rien. Albert Einstein disait « La folie est de toujours se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent.« 🙂


Clé 4 de la confiance en soi : lui offrir une écoute active lors de temps dédiés

papa et son fils se regardent

Moments privilégiés à partager

Finalement, un des meilleurs moyens, pour nous parents, de contribuer à construire l’estime de soi de son enfant reste de s’intéresser activement à ce qu’il pense, à ce qu’il dit, à ce qu’il fait. Un temps dédié, nourri par de l’écoute empathique, des jeux et du fun, n’a pas de prix !

Développer leurs pensées en philopotant

Philophoter (raccourci de « philosopher » et « papoter ») avec ses enfants est aussi un excellent moyen de leur montrer qu’ils ont une place légitime de penseur. Car finalement, s’estimer, c’est croire en ce que l’on pense, et accorder de la valeur à ce que l’on croit. En philopotant, un enfant affine ses opinions, améliore son discernement, et transforme ses croyances en convictions.

Et vous? Comment contribuez-vous chaque jour à nourrir la confiance en soi de vos enfants ? Partagez dans les commentaires !



Pour aller plus loin

Vous vous sentez démuni(e) face aux défis et challenges de la parentalité (éducation, communication, gestion des émotions, résolution des conflits, épuisement parental) ? Si oui, n’hésitez pas à prendre un RDV avec moi. Le premier rendez-vous de coaching parental est une séance de découverte gratuite (30 min) et sans engagement !

Coach parentale certifiée, formée en psychologie positive et en épuisement parental, j’accompagne les parents speed & imparfaits à se reconnecter à leur(s) enfant(s) et retrouver le bonheur d’être parent 🙂 . Pour en savoir plus sur mon parcours, cliquez ici.

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