L’expérience « la Situation Étrange » pour définir les styles d’attachement
La « Situation Étrange » de Mary Ainsworth
Cette expérience date des années 70. Elle a pour objectif de mesurer la qualité d’attachement entre un jeune enfant de 9 à 18 mois et sa maman. L’expérience complète comporte 8 étapes différentes et dure 21 minutes. En résumé, on installe un enfant et sa maman dans une pièce inconnue avec quelques jouets. Puis, on confronte l’enfant à divers scenarios de séparation courte avec sa maman. Dans certains scenarios, on introduit même un inconnu dans la pièce.
Les 4 critères d’observation pour étudier l’attachement
Et l’enfant va être observé sous 4 angles : son exploration de la pièce, sa réaction face à l’inconnu, mais également sa réaction lors de la séparation avec sa maman, et enfin sa réaction lors des retrouvailles avec sa maman. On regarde, par exemple, si l’enfant va vers sa maman. S’il lui réclame ou non des gestes de réassurance. S’il réussit ou non à se calmer et se rassurer grâce à sa présence, etc.
Les 3 styles d’attachement décryptés
L’attachement sécure
Le premier style d’attachement, et le plus courant (67% des enfants), c’est l’attachement sécure. Les enfants pleurent lors de la séparation. Puis, ils demandent des gestes de réassurance lors des retrouvailles, se calment rapidement et retournent jouer. Les enfants avec ce style d’attachement se sentent libres d’explorer le monde, vivre les séparations sans souffrance. A l’âge adulte, ils font facilement confiance. En général, ce sont des personnes bien dans leurs baskets, qui ont une bonne estime d’eux-mêmes et qui s’épanouissent dans les relations sociales, et amoureuses.
L’attachement insécure anxieux-évitant
Le deuxième style d’attachement (21% des enfants), c’est l’attachement insécure anxieux-évitant. Lors de l’expérience situation étrange, un enfant avec ce style d’attachement ne pleure pas lorsque sa mère s’en va. Et il ne se rapproche pas non plus lorsqu’elle revient. Et ce comportement n’est pas un signe d’autonomie. C’est, en fait, un signe de renoncement. L’enfant minimise ses signaux de détresse et d’attachement. En fait, l’enfant renonce à montrer son attachement car, il n’a pas forcément reçu jusqu’à présent, de réponse rapide, adaptée et régulière à ses besoins. Et donc, il n’a pas vraiment confiance dans la capacité de l’adulte à lui venir en aide.
A l’âge adulte, cette personne s’investit en général, moins émotionnellement dans leurs relations aux autres. C’est une personne au comportement plus méfiant, plus distant, qui ne montre pas facilement ses émotions aux autres.
L’attachement insécure ambivalent ou résistant
Parlons maintenant de l’attachement insécure ambivalent ou résistant (12% des enfants). Lors de la situation étrange, les enfants montrent des signes d’angoisse, même en présence de leurs mères. Ils n’explorent pas vraiment la pièce autour d’eux. Et lors de la séparation, ils démontrent des signaux de très grande détresse. Au moment de retrouver leurs mamans, ils paraissent en colère, se montrent parfois agressifs et mettent beaucoup de temps à se calmer. En fait, ils ont développé une forme d’hyperactivation de leur attachement avec des comportements qui peuvent être excessifs, accentués. Adultes, on retrouve chez ces personnes une certaine réticence à créer des liens, et davantage de peur de l’abandon.
Un quatrième style d’attachement défini tardivement
Depuis cette première expérience de Mary Ainsworth, d’autres psychologues mettront en avant, des années plus tard, un quatrième style d’attachement. C’est « l’attachement désorganisé ». Il se distingue des autres par le manque de lien d’attachement. On le retrouve souvent dans un contexte où la figure d’attachement principale se comporte de manière négligente, violente, or lorsqu’elle est absente.
Impact du style d’attachement sur la vie d’adulte
Même si les recherches tendent à démontrer que le style d’attachement construit durant l’enfance impacte les comportements à l’âge adulte, il ne reste qu’UN facteur parmi tant d’autres, qui influencent les capacités des individus à nouer des relations avec les autres.
Et puis, le cerveau humain bénéfice d’une plasticité cérébrale incroyable, qui permet de constamment s’adapter et s’ajuster en fonction des expériences vécues. Et ce, tout au long de la vie.
Pour démarrer un coaching parental :
Vous vous sentez démuni(e) face aux défis et challenges de la parentalité (éducation, communication, gestion des émotions, résolution des conflits, épuisement parental) ? Si oui, n’hésitez pas à prendre un RDV avec moi. Le premier rendez-vous de coaching parental est une séance de découverte gratuite (30 min) et sans engagement !
Coach parentale certifiée, formée en psychologie positive et en épuisement parental, j’accompagne les parents speed & imparfaits à se reconnecter à leur(s) enfant(s) et retrouver le bonheur d’être parent 🙂. Pour en savoir plus sur mon parcours, cliquez ici..